throw the Line under the bridge, take my hand, remember your mInd, think of us, beLieve in sky, don't trust me ! Look at the sky, go on : put Your bag on your back and let us leave this life to get an over place to live together.
# Posté le samedi 12 avril 2008 08:30
Modifié le dimanche 20 avril 2008 04:27

Dans un flot de senteurs atypiques, le parfum de la rose entremêlée au jasmin, une pointe ambrée, s'échappait de ces cheveux. Entre ses seins nus, des gouttes d'eau salées coulaient, sa peau blanche brillait d'un éclat nouveau. Ses mouvements gênés, ses joues rosies de plaisir, ses yeux brillants, elle était allongée sur une estrade. Elle s'étalait au milieu de l'atelier, sa nuque au bord, sa tête renversée. Les hommes bavaient de plaisir, les femmes la dévoraient, tout ces visages peints exaltaient. Entre la térébenthine et le fusain, l'ombre d'un autre corps se laissait entrevoir. Des cheveux bruns, des hanches parfaites, de larges mains, une démarche mal assurée, un silence. Sa silhouette oscillaient entre clair et obscur, puis, précipitamment, plongeait pour un corps à corps intense. Les formes confuses se confondant, les lèvres se chevauchant, une ébauche de plaisir, sa tête se tournant, une main sur la bouche, les yeux fermés légèrement humides, gênée, des lèvres sur son cou, descendant, toujours plus bas, des dents, des papilles, puis, déchirant l'espace d'un instant le silence, un gémissement. Il remontait, sa main se collait à sa joue, redressait sa tête, tendrement, descendait sur ses seins, les lèvres roses et brillantes de la demoiselle se déplaçaient sur son visage ébahi.
Leurs yeux se rencontrèrent, l'âme à découvert, pour une ultime étreinte.

[ text by Lily... ]


Votre note : 8 / 10
# Posté le dimanche 13 avril 2008 13:12
Modifié le mardi 05 août 2008 07:13

"Elle a dans le regard la douceur angélique, dans les gestes, la tendresse maladroite et dans la bouche, l'odeur délicieuse du fruit prêt à être cueilli."


[text by Lily]

UN GRAND MERCI A TOUS CEUX QUI M'ONT RAJOUTEE DANS LEURS BLOGS PREFERES...
# Posté le vendredi 18 avril 2008 04:18
Modifié le mercredi 25 juin 2008 14:29

"Tout a commencé par un café, noir et amer au coin de la V° avenue. Des paquets plein les mains, des étoiles plein les yeux, ta main posée sur la mienne, nos jambes en coton et une trace de rouge à lèvre sur le col de ta chemise."

                "Tout a commencé par un café, noir et amer au coin de la V° avenue. Des paquets plein les mains, des étoiles plein les yeux, ta main posée sur la mienne, nos jambes en coton et une trace de rouge à lèvre sur le col de ta chemise."
Sensation étrange, fraîcheur urbaine, comme un sentiment d'extase face à une gallerie peinte et dépeinte, vivante, trépidente,animée par le flot constant des marchandises de luxe, passant des blancs laiteux aux rouges flambloyants, des ocres désertiques aux verts printanniers. Devant cette valse des talons aiguilles, mes jambes défaillant sous le poids de l'envie, du désir, ma poitrine implosant sous la force de la passion, le sang refluant vers ma tête jusqu'à en avoir le tournis. Je jouissais de la pression ambiante, m'épanouissais dans les fracas de la foule en délire, le son des étoffes frottées, déchirées, déplacées, retournées, contemplées, admirées, repoussées, touchées exacerbant ma folie.


"NEW YORK : LA VILLE OU LES BRETZELS SONT SERVIS CHAUDS ET MOELLEUX"



Sondage : gloss ou rouge à lèvre pour un premier rdv ?

Gloss IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII 52,2 %

Rouge à lèvres IIIIIIIIIIIIIII 47,8 %


[spéciale dédicace à "acide-désir" qui m'a rendu ma motivation...]
[text by Lily]


# Posté le jeudi 01 mai 2008 09:10
Modifié le vendredi 15 août 2008 02:10

"L'anxieté m'oppressait, je sentais ma poitrine qui n'était plus qu'un amat de noeuds crier à l'asphyxie. Mes oreilles bourdonnaient étrangement, mes mains, douces mais moites, mon maquillage parfait, immaculé, tirait un sourire forcé, aguiché au gloss badigeonné sans vergogne, le bruit me montait à la tête, soulevait mes jambes et m'épuisait de se force de persuasion. Ma tenue me semblait maintenant être trop petite, je ne respirais qu'à demi, manquant de m'évanouir à tout moment. Ma salive m'avait quittée, j'avais un mal fou à déglutir, ma gorge sèche, et quelque fut la quantité de liquide que j'eus ingurgité, le problème restait immuable. Je me suis retournée, l'équipe technique me regardait d'un air enjoué, le public applaudissait, criait, tapait des pieds, hurlait, les holas se succédaient, j'était terrifiée. Un mouchoir camouffla la goutte de sueur froide qui naissait entre mes seins, je me lançais. Tonnerre d'applaudissement, une foule en délire, des musiciens qui jouaient les premiers accords, ma main trouvait le micro noir, mon corps une position derrière lui, puis, les paroles défilaient, sortaient d'entre mes lèvres, la légèreté de ma voix glissant sur les ondes, j'attaquais."

[text by Lily]

"La déception est un art mais l'art est-il pour autant source de déceptions ?"



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# Posté le samedi 10 mai 2008 04:09
Modifié le mardi 05 août 2008 07:17

Dans un calme coupable elle détachait ses cheveux, les coiffait puis, commençait sa danse. Elle dansait dans ce décor de guimauve, soumise aux regards exigeant des spectateurs cachés dans la pénombre. Les courbes de son corps fébrile oscillant entre clair et obscur, dessinant des arcs de cercle, des sauts précis, ses fines mains toutes en délicatesses pianotant dans l'air gris des projecteurs. Les plafonds hauts et les peintures en or, la musique douce et la force de son émotion, la salle était retenue en haleine, dans l'attente, le sursaut l'instant fatal.
Elle était jolie et négligemment coiffée, affalée sur un tapis blanc, sur le parquet clair d'une grande pièce largement éclairée. Les grandes fenêtres ouvraient sur un monde féerique de jardins et de fleurs, où milles senteurs s'épanouissaient librement, le vent crissant entre les feuilles encore humides de rosée. Les yeux fermés, le teint pâle et les joues rosies, elle portait un short gris et un débardeur rose. La matinée défilait sur son sommeil, le vent s'insinuait paisiblement au son de la flûte traversière, la faisant frissonner parfois, parfumant sa chambre des odeurs printanières. La nuit tombait maintenant des éclairages pâles, le rideau épais de velours rouge épousait le sol, les spectateurs sortaient en silence.


[text by Lily]


Votre note : 9,5 / 10


# Posté le vendredi 13 juin 2008 16:51
Modifié le mardi 05 août 2008 07:15

Comme par magie, la salle s'éteignait et les images en noir et blanc commençaient à défiler dans un rythme saccadé, ternies ou coupées parfois. Le professeur au fond de la salle, regardait son travail, d'un air inquiet et sévère, l'oeil critique et la mine déterminée.
Voilà déjà la dixième projection à laquelle il assistait depuis seulement une dixaine de jours, et à chaque fois que le générique de fin défilait, il se levait, calepin à la main, une liste de restifications longue comme la note de courses d'une famille de cinq. Alors, pour échaper au désespoir, il s'asseyait quelques instants à la terrasse d'un café, une cigarette à la main, le crayon à papier toujours impeccablement taillé dans l'autre, coupant une flèche tracée sur un brouillon, indiquant les coupures et les accélérations.
Derrière grosses lunettes, pantalon cottelé et pull noir, il y avait un de ces jeunes talents des années 68, sortis de l'université avec un diplôme et des idées plein les poches, qui travaillait à plein temps dans un collège défavorisé de la région parisienne et passait ses nuits, ses week-end et ses vacances à réaliser des bribes d'un rêve inachevé.
Armé de courage et d'espérances, il travaillait, et peut-être qu'un jour, on parlerait de lui.



[text by Lily]
# Posté le lundi 14 juillet 2008 12:57
Modifié le mardi 05 août 2008 07:20